La qualité de l’air sur le territoire du Sénégal est considérée comme l’une des plus mauvaises dans le monde et celle de la région de l’Afrique de l’Ouest en particulier. D’ailleurs, cette insalubrité atmosphérique sénégalaise revient toujours au centre de la discussion de la communauté de ce pays durant les 365 jours de l’année. En général, si la période critique se déroule aux alentours de la fin d’année, le moment crucial peut se prolonger jusqu’au début de l’année suivante. Ainsi, la transition de l’année 2017 vers le nouvel an 2018 n’a pas failli à cette désagréable réalité vécue par les habitants de Dakar. Pour informations, le sommet de l’air pollué s’est situé durant les fêtes de Noël devrait reculer petit à petit, selon les services de contrôle. Malheureusement, la concentration des particules fines a mis la ville de Dakar dans une situation très inconfortable depuis le 4 janvier dernier et cela ne s’améliorerait qu’après une semaine, d’après les prévisions. Pire, l’état sanitaire de la population locale sénégalaise est réellement menacé par la dégradation flagrante de la qualité de l’air, surtout pour les gens qui ont des problèmes respiratoires.

Sables poussiéreux du Sahara :

En fait, les Sénégalais ont été toujours habitués à vivre avec ce mauvais type de météorologie, a précisé le chef du centre de gestion de la qualité de l’air du Sénégal Aminata Mbow Diokhané. Pourtant, ce genre de pic de pollution atmosphérique n’arrive pas tout seul car il est accompagné en principe, des vents de sable et des poussières qui viennent tout droit du désert du Sahara. Par ailleurs, les autres particules fines émises entre autres par les véhicules diesel ainsi que les productions industrielles multiplient davantage la qualité malsaine de l’air que respire la population dakaroise. Une étape décisive pour les personnes qui ont des problèmes ORL (Ophtalmo Rhino Laryngite) mais également une période de complication pour les patients asthmatiques et ceux qui souffrent de bronchites chroniques, d’après les explications du professeur Nassifatou Oumar Touré, chef du service de pneumologie de l’hôpital Fann de Dakar. Ainsi, quelques mesures préventives sont à prendre pour faire face aux pics de pollution comme quoi il y a par exemple, la possibilité pour les personnes de ne pas bouger de leur maison s’ils ne sont pas vraiment obliger d’y partir. Sinon, il est aussi conseillé de porter des masques qui peuvent servir de moyen de filtrage pour les particules qui en principe, restent en suspension.