Le PATMUR (Projet d’Appui au Transport et à la Mobilité Urbaine) a été le principal thème abordé au cours de la discussion d’un atelier d’échanges qui s’est déroulé durant la dernière semaine du mois de décembre 2017 à Dakar. Par ailleurs, c’était aussi une occasion pour le conseiller spécial à la présidence de la République du Sénégal, en charge de l’environnement et des énergies renouvelables Boubacar Mbodj de s’exprimer sur la situation particulière des véhicules d’occasion importés. En effet, ces derniers sont considérés comme la première source de la pollution de l’air avec les produits nocifs qu’ils diffusent un peu partout, selon ses remarques au cours d’une brève intervention auprès des journalistes. D’ailleurs, cette insalubrité atmosphérique n’est pas sans conséquence directe sur l’état de santé de l’être humain, notamment au niveau des poumons des gens âgés et ceux des enfants. Des poussières sans frontière qui arrivent tout droit du côté du désert en passant librement de nombreux pays comme la Mauritanie, l’Algérie ou encore le Mali avant d’atteindre le Sénégal. Concrètement, les automobiles qui roulent avec du gazole tout en émettant du dioxyde d’azote se trouvent être parmi les principaux responsables de la détérioration de la qualité de l’air. Par ailleurs, chaque individu absorbe environ 12.000 mètres cubes d’air au quotidien, d’après les statistiques livrées par ce haut responsable sénégalais.

Des voitures propres :

Face à ce danger imminent qui menace l’environnement en général et la vie humaine, élaborer une politique commune ne suffit pas s’il n’existe aucune norme concertée et acceptée par les pays voisins. Ainsi, prioriser une discussion sur l’industrie de l’automobile, notamment celle relative au principe «pollueur-payeur» est urgent, d’après toujours les explications de Boubacar Mbodj. Mieux, motiver les industriels à fabriquer des voitures propres dans la région de l’Afrique de l’Ouest est plus que nécessaire, d’après ses suggestions. Dans cette optique, le conseiller spécial du président de la République du Sénégal, chargé de l’environnement et des énergies renouvelables plaide pour la conception des mesures communes qui régit le secteur de l’importation des véhicules de seconde main pour les pays se trouvant dans la région ouest-africaine dont particulièrement les nations membres de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). A noter que pour le cas spécial de la République du Sénégal, pas moins de 400 gros porteurs font le va-et-vient chaque jour sur la RN (Route Nationale) 1 dont la majorité d’entre eux empruntent également les infrastructures de la sous-région.